EKB6-04
Une Lumière dans la Nuit
EKB6-04. Aventure régionale Living Greyhawk en un round, pour Ekbir, orientée combat, personnages très aguerris de niveau 2 à 14, échelons 4 à 12. La couverture imprime « Une lumière dans la nuit » et « Version 5 ».
Sommaire
Auteurs
Alexandre Ménard. La version d’origine est le scénario régional EKB6-04, Une lumière dans la nuit, en un round. La couverture remercie Gérald Colliou. Elle crédite le Triad Edit à Gaël Richard et le Circle Reviewer à Tim Sech. Les essais sont de Nicolas Brachfogel, Gérald Colliou, David Concher, Patrick Le Beuze, David Martinez et Filipe Simoes.
Notice
Accablés par la mort, le désespoir et l’impuissance, quand il ne vous restera plus aucun espoir, saurez-vous vous tourner vers la lumière afin de trouver en vous la pureté, le courage et la force nécessaires pour bannir les ténèbres ? Une aventure régionale en un round en Ekbir, orientée combat, pour personnages très aguerris de niveau 2-14 (APL 4-12).
Lieux
L’aventure se joue dans la province du Qaradol, de Tchesmagür jusqu’à la lisière de l’Udgru.
- Tchesmagür, capitale du Qaradol, qu’ils quittent au matin.
- Messia, atteint au crépuscule. Le village est brûlé. La chapelle d’Al’Akbar n’est plus que ruine, et les tombes fraîches sont derrière.
- Zardag, à une heure vers l’ouest. Le village brûle encore. La place garde l’arrière-garde de la horde.
- La clairière, à la lisière de l’Udgru, au nord, après une nuit de marche. Un disque noir veiné de rouge s’y dresse.
- Le ribat de la Confrérie du Lion, dit aussi Ribat du Qaradol, à deux jours au sud. On y repasse par Zardag, puis par Messia.
Faruk est né à Talbeyir, et son père est mort à Castel Ashir. Malik prétend venir d’une caravane attaquée du côté d’Abn Toubkal. La flotte et l’armée sont aux îles Ataphades. L’aventure n’y emmène pas les personnages.
PNJ principaux
Faruk. Apprenti forgeron de Messia, seize ans. Il ne parle que le baklunite. Il est le fils d’Ysmine, paysanne de Talbeyir, et de Mamuk, qui rêvait d’être faris d’Azor’Alq. Ni l’un ni l’autre ne paraît. Ysmine n’a pas dit à Mamuk qu’elle portait son enfant. Mamuk est mort à sa première mission, en défendant Castel Ashir et le nayib de la maison prime Ashir, alors que Faruk était encore dans le ventre de sa mère. Il ignore la bénédiction. Izmad, ancien ‘askari, qui ne paraît plus, lui a appris la forge et les armes. Le père Mostar Al Qadi, qu’il enterre, lui a appris à lire et la religion. Il veut qu’on le mène au ribat du Lion, comme son père avant lui. Il se tait devant l’offre de Neb Sorg. S’ils l’acceptent, il les traite de traîtres, puis se fige. Il part ensuite seul, et ne leur adresse plus la parole.
Neb Sorg. Le Mage noir, premier lieutenant du Chevalier Noir. Le Chevalier Noir ne paraît pas. Neb a découvert Zak dans une bande de l’Udgru et l’a poursuivi avec une horde, pour le prendre vivant et supprimer les témoins. Il a profané le temple de Messia, ce qui réveille les morts. Son familier Irkk, un diablotin, épie les personnages sous forme de corbeau, note leurs tactiques, et peut ensuite les mener à la clairière. Là, Neb flotte au-dessus du sol, crâne rasé, moustache et bouc jusqu’à la taille, des pierres autour de la tête. Il offre l’or, les pierres ioun et le pouvoir, contre leur allégeance. Refusé, il lâche des diables par le disque et disparaît. Accepté, un diable cornu apporte un coffre, il paie, ordonne de couvrir sa retraite, et s’évanouit. Qui l’a combattu s’en fait un ennemi juré.
PNJ secondaires
Zak Al’Fak. Espion du Zashassar. Il s’est fait appeler Malik. Il a dit être le seul rescapé d’une caravane attaquée par des bandits de l’Udgru, du côté d’Abn Toubkal, et aller à Ekbir la Sainte. C’est faux. Il avait infiltré une bande, et rendait des rapports au Califat, jusqu’à ce que Neb Sorg le découvre. Blessé, il a été soigné par le qadi de Messia, et il est parti après le déjeuner vers Zardag. On le retrouve ligoté et inconscient aux pieds de Neb. S’il vit, il demande protection, ne dit pas qui il est, et veut gagner Ekbir, quitte à passer par le ribat. S’ils fuient tous, les diables l’achèvent. S’ils pactisent, il est mort à la fin du combat contre l’archon.
Ali Mumdikat. Sheik de l’ordre du Lion. Il reçoit en héros ceux qui ont combattu les diables. Leurs exploits les ont précédés. Il les dit hôtes de l’ordre, maintenant et à jamais.
Le chapelain. Le module ne le nomme pas. Il reçoit ceux qui viennent se repentir, et les garde au ribat le temps de la pénitence. Une fausse pénitence peut le tromper. S’il n’est pas trompé, l’ordre arrête le personnage et l’exécute. Il ne rend pas le corps.
Le vieux faris. Le module ne le nomme pas. Au départ de ceux qui ont fui, il dit à l’un des siens qu’Ekbir aurait besoin de plus de héros et de moins d’aventuriers.
Ekiel, Anabel, Azel, Drael, Ikiel, Gebrel et Mikel. Planétaires, au service du Fils de la Lumière. Ils paraissent si au moins un personnage refuse Neb Sorg et choisit le combat : un par personnage, plus un pour Faruk. Ils ne peuvent pas combattre à leurs côtés. Ils offrent une aide, ou saluent qui la refuse. Azor’Alq observe alors celui-là.
L’archon à la trompette. Le module ne le nomme pas. Il paraît si tous fuient les diables. Peau verte, ailé, une trompette. Il dit que ce n’est plus leur combat, qu’ils ont échoué, et que le Fils de la Lumière veut des braves, pas des pleutres. Un archon limier, que cette scène ne nomme pas, charge les diables. L’autre va l’aider.
Gebril Al’Qadel. Archon limier, paladin du Fils de la Lumière. Il paraît si l’offre de Neb Sorg est acceptée, ou si le groupe se divise. Il somme de se repentir, ou de subir le courroux du Bannisseur des Ténèbres. Il frappe d’abord les suivants d’Azor’Alq. Il ne poursuit pas qui fuit. Qui se rend doit escorter Faruk au ribat, en pénitence. Au bout d’un moment, ou abattu, il disparaît avec son équipement.
Résumé détaillé
Origines du mal et prélude
Il y a dix-sept ans, un vieux faris s’est arrêté à Talbeyir et a pris Mamuk sous son aile. La dernière nuit, avant une séparation qu’Ysmine a voulue pour ne pas briser ce rêve, a conçu Faruk. Elle a tu la grossesse. Mamuk est mort en défendant Castel Ashir. Azor’Alq, le Bannisseur des Ténèbres, a entendu les campagnes et a béni l’enfant, à l’insu de tous, pour récompenser cette pureté. Faruk, lui, parle de seize ans. Le module ne tranche pas. En 593 CY, après un hiver d’orques, Ysmine et son fils ont quitté Talbeyir pour Messia, plus loin de l’Udgru. Il y est apprenti forgeron. Il voudrait marcher sur les traces de son père, et craint que le chagrin n’achève sa mère.
La flotte et l’‘askar sont aux îles, contre les Ataphades. Les bandits de l’Udgru, menés par le Chevalier Noir, osent davantage, surtout dans le Qaradol. Zak Al’Fak, sous le nom de Malik, arrive blessé à Messia. Il se dit rescapé d’une caravane. Neb Sorg, qui l’a démasqué, le suit avec une horde : le prendre vivant, et ne laisser aucun témoin. Zak quitte le village vers Zardag. La horde tombe sur Messia. Le même jour, après le petit-déjeuner, les personnages quittent Tchesmagür pour atteindre Messia avant la nuit.
Arrivée et premier contact
Au crépuscule, une fumée monte derrière la colline. Messia est rasé, brûlé jusqu’au dernier bâtiment. Derrière la chapelle, Faruk, torse nu, achève d’enterrer le père Mostar. Une vingtaine de tombes fraîches s’alignent. Il se méfie, pelle en main, sauf devant un paladin, un faris ou un prêtre d’un dieu baklunien bon. Il raconte la horde venue du nord en silence, humanoïdes et géants, menée par un masque en robes noires. Une flèche a tué la petite Zineb. La forge a explosé sur lui. Les assaillants l’ont cru mort. Il a chassé les charognards et enterré les siens, dont sa mère. Une sphère l’a gardé vivant sous les décombres. Il ne le sait pas. Il a oublié Malik.
Il demande qu’on le mène au ribat du Lion. Avant la réponse, un rire glacial sort de la chapelle profanée, et les morts se lèvent. Ils changent avec l’échelon, des goules jusqu’aux spectres. Faruk aide, sans se perdre. S’il est vraiment en danger, une sphère le couvre jusqu’à la fin du combat. Puis une colonne de feu déchire le ciel, vers l’ouest. C’est Zardag. Malik y est parti. Faruk veut y courir.
Le lieu dangereux
S’ils ne partent pas tout de suite, ils ne trouvent au matin que des ruines fumantes, et l’aventure s’arrête, sauf s’ils escortent Faruk au ribat. Sinon, Irkk a déjà tout rapporté. À Zardag, le village est un bûcher. Des corps sont démembrés, d’autres empalés. L’arrière-garde attend sur la place. Elle change avec l’échelon, des gobelours et des ogres jusqu’aux géants et aux trolls. Elle ignore d’abord les roublards. Les prisonniers ne parlent pas : ils ont trop peur du Mage noir, dans la forêt. Malik n’est plus là. Enterrer les morts, ou passer la nuit, c’est le perdre. La piste monte au nord. La horde se sépare deux fois. Rater le chemin ne change rien : Neb Sorg attend, ou envoie le corbeau.
La marche dure la nuit. Aux premières lueurs, par-delà les Yatils, les premiers arbres de l’Udgru sont là, sous des nuages noirs. La clairière s’ouvre. Le disque palpite. Derrière, une partie de la horde. À l’écart, Neb Sorg flotte, le corbeau sur l’épaule, et un homme ligoté à ses pieds.
Le cœur du scénario : la clairière
Neb Sorg a suivi la nuit. Il offre l’or et le pouvoir, ou la mort. Faruk se tait. Le groupe peut se diviser : les diables frappent ceux qui refusent, et Gebril Al’Qadel ceux qui acceptent.
- Le refus. Neb Sorg lit un parchemin. Le disque s’emballe. Des diables en sortent. Ils changent avec l’échelon, des barbus jusqu’au gelugon. La horde s’enfonce dans la forêt. Neb Sorg a disparu. Qui combat peut recevoir l’aide des planétaires. Qui la refuse est remarqué par Azor’Alq. Si tous fuient, les diables ne poursuivent pas, achèvent Malik, et deux archons finissent le combat.
- Le pacte. Un diable cornu apporte un coffre, paie, et rentre dans le disque. Neb Sorg ordonne de couvrir sa retraite et disparaît. Gebril Al’Qadel sort d’une colonne de lumière. Fuir, se rendre ou combattre. Faruk, délivré, part seul au ribat.
- Malik. Vivant, il se tait sur son nom et demande Ekbir. Mort, si tous ont fui, ou si le pacte a mené au combat contre l’archon.
Dénouement
Ceux qui ont combattu sont acclamés au ribat. Ali Mumdikat les reçoit. L’ordre paie la prime des brigands et ouvre des objets. Le clergé d’Azor’Alq soigne, et propose des armes et des sorts à qui le suit, ou qui est bon et loyal, ou bon et neutre. Faruk, Malik s’il vit, et le Fils de la Lumière laissent chacun une faveur, que le PDF nomme. Qui a combattu sans l’aide des anges en gagne une de plus. Ceux qui ont fui touchent une prime moindre, aucune de ces faveurs, et le mot du vieux faris. Ceux qui se repentent restent au ribat. Le chapelain fixe la pénitence. La prime paie le sort. La faveur de Neb Sorg et son or sont rendus. La fausse pénitence, si elle rate, vaut l’exécution, et le corps n’est pas rendu. Si elle réussit, l’or et la faveur restent, et le personnage n’est pas recherché.
Le module ne décide pas quelle voie est prise. Cinq fins sont écrites. Le cœur chaud, pour qui a combattu. La rosée glacée, pour qui a fui, ou qui a fait pénitence et doute d’en rester là. Le sourire, pour qui a berné l’ordre et attend des ordres de l’Udgru. Les portes du pouvoir et de la damnation, pour qui a pactisé sans repentir. Dans ce dernier cas, les lanceurs de sorts divins perdent leurs pouvoirs, et tous sont recherchés pour trahison, sauf amendement auprès de la Confrérie du Lion.