EKB4-01

Le Fugitif

EKB4-01. Aventure régionale Living Greyhawk en un round, pour Ekbir. Les rencontres sont écrites pour les échelons 4, 6, 8 et 10. Troisième volet de la campagne Arcanes d’un autre temps (L’Héritage d’Artaxoës). Le premier est Un parfum de rose. Le deuxième est Consumé par son amour. Chaque épisode peut se jouer à part. Le module demande de prendre des notes pour la suite.

Sommaire

Auteurs

Jean-Philippe Huet et Gaël Richard. La version d’origine est le scénario régional EKB4-01, Le Fugitif, en un round. La couverture crédite le circle edit à David Christ. L’errata joint corrige les abishaï : leur réduction des dégâts vaut aussi contre l’argent, et leur régénération est la même pour toutes les couleurs. Le détail chiffré reste dans le PDF.

Notice

Les attaques dirigées contre la région du Darboz ont redoublé ces derniers temps. Ce sont tout d’abord les bandits de l’Udgru au service du Chevalier noir qui pillent la campagne et les caravanes. Mais c’est surtout l’attaque massive d’une flotte ataphade contre le port de Bandar-Zyarat qui suscite l’inquiétude. Le Darboz a besoin de renforts. Vous voilà donc en route pour Bandar-Zyarat… Troisième épisode de la campagne Arcanes d’un autre temps (L’Héritage d’Artaxoës).

Lieux

Les personnages vont à Bandar-Zyarat, pour renforcer le Darboz. Ils y entrent par le pont de Kouzeï-Koprü, sur le Hadash.

PNJ principaux

Imad-Eddine Assein. Faris de l’ordre de la Coupe et du Talisman, amir et paladin. Il dit avoir vu la Coupe et le Talisman pendant la bataille, deux semaines plus tôt. Son ordre et le Zashassar veulent le faire taire. Il refuse, écrit au sage Armenfrast, est arrêté, puis s’évade. Il croit que des anges l’ont aidé. C’étaient des diables. Il fuit vers l’Udgru avec deux amis. Sur la route, il alerte les personnages et ne dit pas qu’il est en fuite. Au moulin, il parle s’ils viennent de la part d’Armenfrast. Il ne se laisse pas arrêter.

Farrukh Al Tureim. Il se dit marchand de Zeif. C’est un imposteur, un diable très puissant, sous un sort qui cache son alignement. Sa caravane couvre la fuite du faris. Les cavaliers qui abordent les personnages sont des mercenaires de bonne foi. Le module ne les nomme pas. Attaqué, Farrukh se téléporte. L’argent qu’il promet serait payé. La faveur du Mouqollad qu’il offre en dernier est un mensonge.

Nahim Lassen. Archonte de l’ordre, une quarantaine d’années. Il dirige la recherche. Il dit qu’Imad-Eddine est maudit, qu’il divague, et qu’une récompense attend qui aide à le ramener vivant. Un garde reste à l’auberge après son départ.

Mosha Dassok. Envoyé d’Armenfrast, en retard à l’auberge. Homme âgé, baklunien, une odeur étrange. Qui a joué L’Appel du Bassin le reconnaît. Il ne veut pas approcher l’Udgru. Il pousse les personnages à y aller à sa place. Il peut décoder le parchemin en une heure environ. Il rapporte ce qu’Armenfrast lui a dit : le premier rosier impérial retrouvé après le Double Cataclysme l’aurait été à l’endroit où Bandar-Zyarat fut fondée, et deux lieux de la ville lui sont fermés, la crypte et le ribat. Armenfrast n’apparaît pas.

PNJ secondaires

Onezime Tabar. Druide, nomade tagzar, ami du faris. Au moulin, il surveille le côté du cours d’eau. S’ils partent, il peut effacer les traces.

Nasime Tabar. Rôdeur, nomade tagzar. Il guette le sentier depuis l’étage du moulin. Il porte le même nom. Le module ne dit pas s’ils sont parents.

Mizban Assein. Prêtre de la confrérie d’Issar, frère d’Imad-Eddine. Le ribat de cette confrérie est dans la forteresse. Il doit remettre un parchemin à Armenfrast. Quand la patrouille entre, il le glisse aux personnages, puis il est arrêté et relâché au matin. Il n’a pas lu le message et ne connaît pas le code. Il peut faire visiter le ribat. Il ignore ce que son frère a vu, et comment il s’est évadé.

L’inquisiteur et les mages. Le module ne les nomme pas. Deux zashassari en robe noire, un inquisiteur du Zashassar en rouge et noir, et un prêtre de la confrérie d’Issar en rouge accompagnent Nahim. L’inquisiteur presse les personnages s’ils laissent échapper qu’ils ont vu le faris.

Les brigands. Le module ne les nomme pas. Ils servent le Chevalier noir et attaquent au retour si le faris a été laissé libre. Un prisonnier peut dire que le chevalier veut le faris vivant, pour le retourner et pour apprendre ce qu’il sait, et que les raids sur le Darboz sont une diversion. Le Chevalier noir n’apparaît pas. Ce module ne dit pas qui il est.

Résumé détaillé

Origines du mal et prélude

Le fil ancien est celui des reliques perdues d’Al’Akbar. Il y a deux semaines, une flotte ataphade a attaqué Bandar-Zyarat de nuit, en plein orage, avec des navires magiques et du feu grégeois. Imad-Eddine Assein était en pèlerinage sur le tombeau d’Issar. Il dit que des dragons, des élémentaires, des génies et des diables combattaient avec les assaillants, puis qu’un homme est apparu avec le Talisman et a banni les diables, les génies et les élémentaires, et qu’une femme a soigné les blessés avec la Coupe. Ses supérieurs lui répondent que ce n’étaient pas les vraies reliques, mais une illusion, et qu’il doit se taire. Il refuse ce mensonge, au nom de son vœu de retrouver les reliques.

Voyant qu’on ne le croit pas, il écrit au sage Armenfrast, connu pour son indépendance, et lui fixe rendez-vous à l’auberge des Pèlerins. Les archontes et les autorités religieuses le font arrêter pour trouble à l’ordre public. Un espion d’une faction liée au Chevalier noir l’entend. La faction le fait évader dans le désordre qui suit la bataille. Il croit avoir été aidé par des anges. C’étaient des érinyes et d’autres diables, métamorphosés, sous un sort qui déjoue sa détection du mal. À l’aube, la veille de l’arrivée des personnages, il confie à son frère Mizban un message codé, qui remplace le rendez-vous de l’auberge par un autre, au Vieux Moulin du Chêne, dans deux jours. Puis il quitte la ville vers l’Udgru, avec Onezime et Nasime Tabar. Des membres de la faction, déguisés en marchands, le suivent de loin pour couvrir sa fuite.

Arrivée et premier contact

Les personnages se rendent à Bandar-Zyarat pour renforcer la province, louer leurs services, ou chercher l’aventure. S’ils ne se connaissent pas, ils se rencontrent au pont de Kouzeï-Koprü. Le temps est pluvieux et brumeux. À une vingtaine de kilomètres du port, un cor sonne. Trois cavaliers font signe d’un danger derrière les rochers. Des gobelours embusqués lancent leurs javelots, puis chargent. Ils sont plus nombreux aux échelons élevés, et des chefs s’y ajoutent. Les trois cavaliers combattent à part. Après le combat, Imad-Eddine rejoint le groupe, en cotte bleue de l’ordre. Il s’inquiète de leur état, donne son nom si on le lui demande, et repart vers le nord dès que les questions le gênent. Il ne dit pas qu’il est en fuite.

Le soir, la ville porte encore l’incendie et l’odeur de soufre. À l’auberge des Pèlerins, Mizban attend, en vêtements sacerdotaux rouges. Nahim Lassen entre avec le Zashassar. Il annonce qu’Imad-Eddine est maudit, qu’il divague, et qu’il faut le ramener vivant. Mizban glisse un parchemin sous la table des personnages, puis il est arrêté. S’ils disent avoir croisé le faris, l’archonte leur demande de le retrouver et promet une récompense. S’ils laissent échapper un mot de trop, l’inquisiteur les presse. S’ils ne révèlent rien, on leur demande tout de même de le ramener ici, où un homme attendra. Le parchemin ne leur est pas pris de force. Le donner aux autorités fait arrêter le fugitif au rendez-vous. Plus tard, Mosha Dassok arrive. Il cherchait le faris pour Armenfrast, et il est en retard.

La route de l’Udgru

Le lendemain, la ville peut parler. L’attaque visait le temple. La crypte, éventrée, garde un sarcophage du premier siècle après le Double Cataclysme. L’inscription, en ancien baklunite, commence comme celle du tombeau d’Issar, puis ajoute qu’il a combattu en ce lieu le Grand Corrompu, le sorcier d’Outremonde, et qu’il est le gardien contre le retour des Maudits. Le corps du module renvoie à une annexe 3 pour ce texte. Dans le PDF, le plan du temple est numéroté 3, et l’inscription est l’annexe 4. Le tombeau d’Issar, dans la grotte, porte une formule plus courte, qui s’arrête à « gardien de la Coupe et du Talisman ». Elle est datée du sixième siècle. Le ribat, dans la forteresse, n’a pas souffert. Sous le dôme, que Mizban n’ouvre qu’après un serment, et jamais à un elfe, il n’y a qu’une pièce ronde et une épaisse cendre blanche, caustique. Il dit qu’Imad-Eddine n’est jamais allé là.

Pour arriver à temps, il faut quitter la ville. Au relais de la Chaussée de l’Udgru, des soldats de l’askar cherchent le faris sans conviction. Plusieurs ont servi sous ses ordres. Ils le tiennent pour un trop bon faris pour être ensorcelé, et ils font le minimum. Plus loin, la caravane de Farrukh Al Tureim offre une escorte contre les brigands. Il monte les enchères, puis promet une faveur du Mouqollad. S’ils acceptent pour la semaine, la caravane monte vers Fashtri, le fugitif tombe entre les mains du Chevalier noir au bout de deux jours, et le scénario s’arrête quand ils sont payés. S’ils refusent, des diables les attaquent une heure plus tard. Leur nombre et leur sorte changent avec l’échelon, du diablotin et de l’abishaï jusqu’aux érinyes. Ils combattent jusqu’à la mort. Si les personnages ont attaqué Farrukh, il a déjà disparu, et ce combat mène tout de suite au moulin.

Le Vieux Moulin du Chêne

Le moulin est au fond d’un vallon. La roue tourne encore. L’habitation a brûlé. Imad-Eddine se repose près de son cheval. Nasime guette le sentier. Onezime surveille le cours d’eau. Il n’y a pas de mot de passe sur une porte. Le code est celui du parchemin : chaque lettre se lit comme la précédente dans l’alphabet, et le A se lit Z. Une fois décodé, le message dit que les archontes et le Zashassar veulent l’emprisonner, qu’il ne viendra pas à l’auberge des Pèlerins, et qu’il attendra dans deux jours au Vieux Moulin du Chêne, après le relais de la Chaussée de l’Udgru, en direction de l’Udgru. Ce code n’ouvre rien d’autre. L’effet décisif est d’arriver dans ces deux jours, puis de l’arrêter ou de le laisser partir.

Dénouement

S’ils l’ont capturé vivant et livré, on l’emmène dans un lieu secret. La version officielle est qu’il y sera délivré d’enchantements et de malédictions. L’ordre, le clergé de la Foi exaltée et les autorités assurent que les reliques ne sont pas apparues, que le faris a été victime d’une illusion, ou qu’il a pris une coupe ordinaire et un symbole courant pour les vraies reliques, toujours perdues. Les personnages reçoivent une faveur de l’ordre, et une défaveur de la maison Assein. S’ils l’ont tué, la faveur de l’ordre ne leur est pas donnée. La défaveur de la maison reste. Le butin du combat est dans le PDF.

S’ils l’ont laissé partir, ils ont sa reconnaissance. Les autorités tiennent le même discours sur les reliques. Dans les deux cas, le module laisse ouvert s’il avait tort ou raison, ce qui s’est vraiment passé à la bataille, et pourquoi les Ataphades ont frappé cette ville avec tant de force. S’ils ont vendu leur semaine à Farrukh, ils touchent la somme convenue à Fashtri, et ils n’ont ni la faveur de l’ordre, ni la reconnaissance du faris.