Ekbir

Population

Sommaire

Les habitants des régions sauvages

Démographie

Population totale : environ deux millions d’habitants (1 960 000 h.).

Le califat d’Ekbir est le quatrième pays le plus peuplé du monde connu et le plus peuplé de tous les pays bakluniens.

Villes principales

Ekbir est la deuxième ville du monde connu et la première des pays bakluniens.

C’est une ville d’une importance considérable particulièrement sur le plan religieux.

C’est aussi un grand port et un puissant centre militaire avec l’une des plus imposantes forteresses du monde.

Kofeh et, dans une moindre mesure, Fashtri sont des plaques tournantes pour le commerce.

Villes secondaires et bourgs

Plusieurs de ces bourgs sont organisés autour ou même à l’intérieur d’une forteresse.

Répartition raciale

La population est presque uniquement humaine.

Les autres races sont complètement en marge du pays et de la société.

La Population humaine d'Ekbir

Les humains appartiennent tous à l’ethnie baklunienne à l’exception d’éventuels voyageurs et marchands de passage.

Certains sont nomades mais le plus grand nombre est sédentaire.

Mis à part les trois grandes villes, Ekbir, Kofeh et Fashtri, et quelques bourgs et forteresses, la population est essentiellement rurale et vit dans des villages (400 à 800 h.) ou des hameaux (80 à 400 h.).

Ces villages et hameaux sont communément fortifiés.

Les régions les plus peuplées sont les régions méridionales surtout le Diyarkadir, l’Ishangarb, le Darrazir et le Doab.

Ces régions ont une densité de population relativement importante.

Le Kodjayaz, le Varlikir, le Dezbat, le Qaradol et le Mazrashan ont une densité de population plus faible.

Le Regzar, le Darboz, le Dagbakir, le Talled et l’île de Murenshi sont peu peuplés.

La population humaine de l’Udgru est négligeable.

Aspect physique

Les Ekbiriens sont l’exemple même du type baklunien. Les Bakluniens ont le teint doré. Leurs yeux sont communément gris-vert ou verts, parfois gris et rarement noisette. Les cheveux vont du noir bleuté au brun sombre. Ils ont tendance à être longilignes et à avoir des pommettes saillantes.

La Population non humaine d'Ekbir

Les races non humaines sont très peu nombreuses en Ekbir.

Hobniz

Quelques Hobniz vivent dans le sud et à Kofeh. Ils sont regardés avec suspicion et ont parfois une réputation de curieux et de chapardeurs. Dans les campagnes, ils bâtissent de petites maisons très caractéristiques faites de pierres superposées.

Olves

Un petit nombre d’Olves vit dans la discrétion la plus totale, dans la région de l’Udgru, dans les parties les plus profondes et les moins fréquentées de la forêt, au point que la plupart des Ekbiriens n’en ont jamais entendu parler autrement que dans les contes. Ces Olves sont des elfes sylvains pour la majeure partie, mais des elfes sauvages, ou Grugach, vivent dans les contrées les plus inaccessibles. Ceux-ci ne sont quasiment jamais aperçus par les Humains et eux-mêmes ne cherchent pas à rentrer en contact avec d’autres races, mis à part, de temps à autre seulement, avec les elfes sylvains.

Depuis le vol des deux reliques par des Olves, les quelques Olves qui se sont rendus en Ekbir au milieu des Humains ont été traités avec méfiance, avec même quelques agressions verbales.

Dwurs

Des Dwurs vivent dans les Yatils et un petit nombre dans les Yechas. Les Dwurs des Yatils sont les Baklarrans, des Dwurs des montagnes. Ceux des Yechas appartiennent à la race des Dwurs des collines.

Les Dwurs des montagnes sont assez isolés dans leurs demeures de pierre, d’une part à cause de leur tempérament renfermé et d’autre part à cause des dangers des voyages dans les Yatils. Cependant, des contacts diplomatiques ont été noués au fil des siècles et on peut parler d’entente cordiale, avec quelques échanges occasionnels bénéfiques aux deux parties.

Il y a, en revanche, une franche alliance avec la toute petite communauté de Dwurs des collines des Yechas. Ceux-ci sont constamment harcelés et attaqués par les Chakyiks et obligés de se retrancher dans leurs villages fortifiés. Lors de sièges particulièrement sérieux, seule l’intervention de l’armée ekbirienne a permis de les sauver de l’anéantissement. En retour, les Dwurs des collines Yechas rendent service aux Ekbiriens en les informant sur les faits et gestes des Nomades-Tigres, ce qui permet au calife de garder un pied dans ces collines, et en faisant profiter les humains de leurs talents de forgerons, de carriers, de maçons et de joailliers. Leur très petit nombre et leur condition précaire limitent cependant l’aide qu’ils peuvent apporter.

Noniz

Les Noniz sont à peu près inconnus en Ekbir. Il y a quelques communautés noniz dans les Yatils. Des Noniz à Ekbir risquent d’être confondus avec des Hobniz.

Demi-orcs

Grâce à la tolérance de la population et à leur origine en partie humaine, les demi-orcs sont relativement bien acceptés à Ekbir et ne subissent que peu de préjudices a priori. Certains demi-orcs font carrière dans l’armée avec succès.

Humanoïdes

Les humanoïdes pure souche constituent cependant un danger dans les régions de l’Udgru, des Yechas ou des Yatils et les Ekbiriens en sont bien conscients. Il est cependant parfois arrivé de voir des humanoïdes « repentis » se convertir à la Foi Exaltée. De tels cas sont rarissimes et concernent plutôt les hobgobelins (Ho-Djebli) que les orcs (Euroz).

Demi-elfes

Les demi-elfes sont excessivement rares et cherchent généralement à passer pour des humains. S’ils n’insistent pas trop sur leurs origines elfiques, ils peuvent s’intégrer sans trop de problèmes.

L'Udgru

Elfes

Comme il a déjà été précisé, quelques Olves vivent dans l’Udgru. Ils sont peu nombreux et ce sont des elfes sylvains et des Grugach.

Humanoïdes

Les humanoïdes y sont beaucoup plus nombreux, avec des Euroz (orcs), des Kelbi (kobolds), des Djebli (gobelins) et des Ho-Djebli (hobgobelins). Ils lancent des expéditions de pillage sur les terres avoisinantes. Les attaques de représailles ne sont pas toujours aisées en raison de la facilité qu’ont ces hordes à se retirer dans les profondeurs de la forêt.

Les ogres, nombreux dans l’Udgru, exercent une menace encore plus redoutée.

Pire encore, une race de géants habite en nombre cette vaste contrée. Ces géants, appelés Verbegs, mesurent entre 2,5 et 3 m et sont nettement plus rusés que les ogres, avec qui ils s’associent souvent, mais en occupant les positions de commandement. Ils présentent couramment des déformités qui les rendent encore plus terrifiants. Ils portent souvent des armures, au moins de peau et parfois de métal, et presque toujours des boucliers.

Humains

Des humains vivent aussi dans la forêt. Ce sont soit des bûcherons ou des chasseurs, soit des brigands ou des opposants au gouvernement d’Ekbir. De nombreux criminels viennent se réfugier dans l’Udgru et constituent des bandes armées qui pillent les alentours.

Des hérétiques trouvent aussi asile dans cette forêt et tentent de maintenir leur religion. Quelques partisans de la Vraie Foi vivraient ainsi dans l’Udgru, et même des adorateurs de divinités maléfiques dont le culte est interdit dans le pays. Ces rumeurs ne sont pas prouvées.

Une forteresse a été construite en Udgru au bord de l’Irmaksul. Bâtie en roche noire basaltique, Kalat-Kara, la forteresse noire, a pour rôle de surveiller l’Udgru et les vallées qui mènent aux Yatils. En raison de la taille de ce territoire, de la nature du terrain et de la sauvagerie de ses habitants, elle a bien du mal à remplir sa mission et se retrouve souvent isolée.

Les bandits les plus craints sont ceux de la troupe du Chevalier Noir, un adversaire redoutable et impitoyable qui fait régner la terreur sur tout le pourtour de l’Udgru et même parfois au-delà. La véritable identité de ce Chevalier Noir est inconnue, mais il s’agirait d’un ancien faris ayant trahi sa cause. Il dispose d’une petite armée et de plusieurs assassins particulièrement redoutables. Le clergé, les faris et l’ordre de la Coupe et du Talisman semblent être ses cibles privilégiées. Il est probable qu’il se soit allié à des sectes maléfiques.

Les Collines Yecha

La petite communauté de Dwurs des collines vivant dans les Yechas a déjà été mentionnée.

La frontière entre Ekbir et les Chakyiks est très floue et les escarmouches fréquentes.

Des expéditions guerrières dans un sens ou dans l’autre sont assez courantes, dans une longue suite de représailles successives.

Ces collines sont intéressantes pour leurs ressources minières d’argent, de cuivre et de gemmes, et pour quelques veines de mithril tenues secrètes.

Les plus sédentaires des Nomades-Tigres exploitent la majeure partie des mines connues, depuis quelques générations.

De nombreux humanoïdes (Euroz, Djebli, Ho-Djebli, Buchvers et Kell) vivent dans les collines Yecha. Le passage des 10 000 nomades en 578 CY les a décimés. Durablement affaiblis, ils constituent toujours un danger pour les Chakyiks comme pour les Ekbiriens.

Malgré cela, les Humains de ces régions se livrent à l’élevage de moutons et de chèvres voire même de bovins et parfois de rennes.

Enfin, des groupes de bandits ont aussi leurs bases dans ces collines. Ils lancent des raids vers les provinces du Talled et du Dagbakir, et ajoutent leurs déprédations à celles des pillards Chakyiks et des humanoïdes.

Altrigan Werebane, humain œridien, rôdeur, chasse les lycanthropes dans ces collines. Sa carrure est massive, mais il est enveloppé.

Les Yatils

Les Yatils sont parmi les montagnes les plus dangereuses du monde.

Dragons

La menace la plus terrible est due aux dragons. Plusieurs dragons rouges et bleus, dont certains sont très anciens, ont leur antre dans les Yatils. Ils tyrannisent les vallées environnantes, au point qu’ils se sont taillé de fait de petits royaumes. Ils disposent de hordes de serviteurs terrorisés, qui leur obéissent au doigt et à l’œil.

Humanoïdes

Ces hordes sont notamment des Kelbi, des Euroz et des Ho-Djebli. Parés de l’autorité draconienne, ils oppriment à leur tour, impitoyablement, les autres créatures.

Des géants et des ogres peuplent aussi ces montagnes. Les plus nombreux sont les géants des collines, les géants de pierre et les Verbegs. Ceux-ci s’associent fréquemment aux géants des collines ou aux ogres. En raison de leur intelligence élevée, les Verbegs sont souvent les chefs de ces alliances, même si les géants des collines sont plus grands et plus forts. Des trolls hantent également les Yatils.

Humains

De hardis montagnards réussissent à vivre dans les Yatils dans des conditions précaires. Des hommes des cavernes, primitifs, vivent dans les régions reculées. À cause des dangers considérables de ces montagnes, ils n’ont été que peu touchés par la civilisation.

Baklarrans

Les Baklarrans sont des nains des montagnes d’une très noble lignée. Ils vivaient autrefois au nord des monts Sulhauts, à l’époque de l’empire baklunien. Ils habitaient les formations naturelles connues sous le nom de Cônes de Splendeur des Baklarrans. Leurs rois détenaient la grande relique du peuple nain, la Hache des Seigneurs Nains.

Décimés par la Dévastation Invoquée, les quelques survivants furent sauvés par Al’Akbar, en même temps que les rescapés bakluniens. Les Baklarrans suivirent le Grand Prêtre durant la Deuxième Hégire et lui jurèrent fidélité éternelle, à lui et à ses successeurs. Arrivés à Ekbir, ils fondèrent un royaume en exil dans les profondeurs, où ils défendirent le califat contre les agresseurs venus du monde d’en dessous.

Soignés par la Coupe et le Talisman, ils ont conservé des séquelles indélébiles de la Dévastation Invoquée, qui se transmettent de génération en génération. L’une des plus graves est le faible nombre de naissances de filles, ce qui limite leur croissance et maintient leur nombre trop bas au regard des périls. Ils enrôlent donc des aventuriers et des mercenaires, formés pendant une année complète à la vie souterraine et au combat qui en découle. La Légion baklarrane comprend des Baklarrans, mais aussi des nains d’autres clans, qui leur gardent admiration et respect pour leur noblesse et leur splendeur d’autrefois. Des humains d’Ekbir viennent parfois se joindre à eux. Il arrive que des gnomes et des halfelins s’engagent, mais seulement après s’être convertis à la Foi Exaltée.

Les traces du Cataclysme les handicapent physiquement. Ils n’ont rien perdu de leurs talents dans le travail de la pierre, des gemmes et des métaux, et réalisent encore des œuvres magistrales. Leur ville secrète est une merveille souterraine, même si l’on dit qu’elle n’est que l’ombre des palais creusés autrefois dans les Cônes de Splendeur. Ils ont conservé quelques chefs-d’œuvre des temps anciens, mais pas la Hache, perdue dans les jours qui suivirent le Cataclysme.

Ils sont majoritairement d’alignement loyal bon. Ils vénèrent Al’Akbar, fidèles aux califes et à la Foi Exaltée, et ont conservé un culte aux dieux du panthéon nain, notamment à Moradin. Pour eux, rendre hommage à Moradin et suivre les préceptes du Grand Prêtre ne s’excluent pas.

La Dévastation a modifié leur aspect de façon irréversible. Ils ont les cheveux et la barbe blancs dès leur plus jeune âge. Leur peau se ride précocement, au point qu’un jeune Baklarran a l’apparence d’un vieillard. Leurs yeux sont bleus et craignent le soleil. Pour cette raison, ils ne sortent jamais de leur royaume souterrain.

La Légion a fort à faire pour contenir ses ennemis. Les plus implacables sont d’autres nains, les nains gris, ou duergars. Ils leur vouent une haine inexpiable, qui remonte à l’époque précédant le Double Cataclysme. D’autres créatures les menacent, comme les kobolds, qui s’allient parfois aux duergars.

La Légion comprend des guerriers, troupes de choc lourdement armées, et des éclaireurs, rompus aux traîtrises du monde souterrain. Ceux-ci éventent les pièges et les embuscades, repèrent les ennemis, et guident le gros des troupes jusqu’à l’affrontement.