Zeif, le Rocher de l’Ouest

DECOUVERTE DU SULTANAT DE ZEIF
dimanche 6 décembre 2009
par  armenfrast
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Le Sultanat de Zeif est le plus grand des états successeurs de l’antique Empire Bakluni. Il a été la force dominante du proche occident pour pratiquement neuf siècles, et est toujours la nation prééminente du peuple Bakluni.

Découverte du Sultanat de Zeif

Le Sultanat de Zeif est le plus grand des états successeurs de l’antique Empire Bakluni. Il a été la force dominante du proche occident pour pratiquement neuf siècles, et est toujours la nation prééminente du peuple Bakluni. Zeif n’a pas de grandes chaînes de montagnes ou de collines par lesquelles définir son territoire, mais la longue vallée du Wadi Khijar sert à délimiter les territoires Est et Ouest du sultanat. Cette vallée s’étend des steppes sèches des Paynims jusqu’à la cote septentrionale de Zeif. A une époque une puissante rivière avait son cours dans la vallée, mais aujourd’hui seules les crues saisonnières empruntent son lit rocailleux. En fait, le Wadi Khijar est sec pour la plupart de l’année, bien que la vallée puisse être en crue des semaines durant la saison des pluies.

Les différentes régions de Zeif se distinguent aussi par référence à la qualité de leur sol. La portion nord-est du pays est composée des champs cultivés du Retsaba, où presque toutes les terres agricoles de Zeif sont situées. Au-delà de la Vallée du Khijar dans les rudes et chaotiques terres du nord-ouest sont les mines de Vaar, d’où une fortune en chrysobéryls est extraite pour le sultan.

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Carte de Zeif
Living Greyhawk Journal N°5 de Mars 2002

Au sud de ces deux régions se trouvent les prairies incultes que l’on nomme le Timarral ; d’une manière générale, les terres à l’ouest du Wadi Khijar sont plus rudes que celles situées à l’est. Enfin, la rude Plaine d’Antal fait partie à la fois des terres des Paynims et du sultanat. C’est une région en général sans loi, servant de champ de bataille pour les nomades et les bandits, et aussi pour d’autres prédateurs.

Le peuple de Zeif accorde une grande importance à l’honneur personnel et à la place de la famille ; pour eux, toute perte de réputation aux yeux de leurs semblables est la plus grande calamité possible. Entre eux, les citoyens de Zeif parlent le dialecte Osfaradd de langage Bakluni, mais avec les infidèles, ils daigneront utiliser la langue Commune du Flanesse. Seuls ceux qui ont reçu une bonne éducation sont réellement à l’aise dans l’utilisation du Bakluni ancien, ce qui en fait la langue des érudits, des officiels, et des nobles qui utilisent la langue classique dans leurs affaires professionnelles.

Généalogie Zéfienne

Toutes les dates sont donnés dans l’Hégire Bakluni
3250 HB = 591 AC

- Ozef (2353-2366), le Guerrier
- Marut (2366-2402), le Mélancolique
- Tembel (2402-2441), le Regretté
- Jehef (2441-2529), le Splendide
- Ismuyin (f) (2529-2577), la Sage (la Fileuse)
- Ayusen/efez (2577-2608), le Serein
- Irmun (2608-2625), le Mendiant
- Zeyim/efez (2625-2668), le Savant
- Melek I (2668-2702), l’Ingénieux
- Payezif I (2702-2746), le Poète
- Yazerak (2746-2770), le Tonnant
- Mirzad (2770-2811), le Saint (le Derviche)
- Beroz (2811-2847), le Marin
- Kouroz (2847-2892), le Cruel
- Keskadar (2892-2944), le Doré
- Melek II (2944-2982), l’Infatigable
- Payezif II (2982-3019), le Pur
- Garod/efez (3019-3041), l’Offensé
- Firouz (3041-3062), le Sombre (l’Incroyant)
- Mansur (3062-3091), le Damné
- Turuvez (3091-3122), le Triomphant
- Mukhtar (3122-3148), l’Astucieux
- Kamuran (3148-3189), le Fortuné
- Selim (3189-3213), le Scélérat
- Murad (3213-3250), le Fier

Chronologie Zéfienne

Toutes les dates sont donnés dans l’hégire Bakluni
3250 HB = 591 AC

- 2353 Trêve du Sultan (fondation de Zeif)
- 2454 Corps Uruzari créé
- 2529 Guerre des Marchands
- 2614 Fortification de l’Est (Lopolla fondée)
- 2769 Guerre de Possession
- 2788 Bannissement des Sorciers
- 2813 Colonisation de l’Ouest (Bureis fondée)
- 2871 Massacre du Peuple de la Mer
- 2878 Vol des Reliques à Ekbir
- 2917 Premier Khedivat à Mur
- 2958 Sécession du Tusmit
- 2972 Agitation Paynime, séparation du Ket
- 3095 Bataille sous les Ondes
- 3133 Autonomie accordé au Khedivat de Mur
- 3158 L’assujettissement de Bakhoury commence
- 3186 Bataille des Sables, L’Imam renversé à Risay
- 3207 Siège de Zirat
- 3237 Purges de Ceshra
- 3250 L’année en cours

Etude du Zeif Contemporain

Le Sultanat de Zeif abrite certaines des villes les plus peuplées de l’occident Bakluni, chacune débordant d’intrigues et de lieux intéressants. Des rues bondées de la capitale aux marchés désertés d’Antolatol, Zeif présente d’innombrables opportunités pour enrichir un aventurier, et pour lui attirer de nombreux problèmes…

Zeir-i-Zeif

Cette métropole côtière est la capitale du sultanat qui porte son nom. Souvent appelée Cité de Zeif par les infidèles, elle a été fondée par Ozef le Guerrier il y a près de 900 ans sur le site de son camp naval. C’est ici que les navires d’Ekbir ont débarqué, pour apporter leur aide à leurs alliés durant la guerre des Prétendants Impériaux. Après que l’ultime victoire d’Ozef en 2353 HB ait détruit les dernières traces de la Satrapie de Ghayar, le calife d’Ekbir, en personne, est venu en ce lieu pour honorer à la fois le nouveau sultan et la nouvelle nation de Zeif. Malheureusement, l’étroite relation qui unissait Ekbir et Zeif n’a pas survécu à la disparition en mer d’Ozef en 2366.

Ozef a régné en tant que sultan durant seulement 13 ans. Il avait accepté l’invitation du calife à se rendre en pèlerinage à Ekbir en 2366 HB, mais la tragédie a frappé lorsque sa galère fut attaquée par un gigantesque monstre marin - le terrible dragon tortue Xoshour. Xoshour était une menace connue par tous les navigateurs depuis plus de trois siècles et demi, bien qu’il n’avait jamais été aperçu à proximité de la côte durant tout ce temps.

Cependant, le monstre a attaqué le vaisseau du sultan alors qu’il franchissait l’estuaire du Tuflik, retournant le navire et ébouillantant à mort les hommes d’équipage qui tentaient de s’enfuir à la nage. Des témoins sur le rivage ont vu une silhouette, perchée sur la quille du navire retourné, combattre le dragon tortue, puis cette scène a été masquée par les vapeurs de la bataille…aucun survivant n’émergea de ce combat. Le corps d’Ozef ne fut jamais retrouvé.

Au fil des siècles, des marins rapportent avoir aperçu Xoshour auquel il manquait un œil, l’autre ayant été perdu lors de sa confrontation avec le premier sultan. S’il vit encore, ainsi que le croient certains sages, alors le monstre doit être très ancien, et ces mêmes sages hasardent qu’il doit posséder une grande connaissance de la magie de jadis. La plupart des aventuriers présume simplement que le trésor du monstre doit être immense, qu’il doit sûrement contenir des trésors de la période de l’Empire Bakluni ainsi que les possessions perdues d’Ozef le Guerrier, et pour ces raisons il continueront à rechercher la bête.

Malgré les perturbations causées par la mort tragique d’Ozef, la ville et le sultanat de Zeif ont tous deux continué leur croissance. La ville s’est étendue bien au delà de la côte et est maintenant entourée par 30 kilomètres de mur d’enceinte construit dans le granit bleu qui est extrait des mines du Vaar occidental. Ismuyin le Sage a commencé la construction de ce mur en 2550 HB, et on continue de l’appeler la Ceinture de la Sultana en son honneur. Chacune des dix portes principales est recouverte de mosaïques, dessinées par la noble dame elle-même, à la gloire de la déesse Istus.

Bien que les héritiers d’Ozef aient à leur tour occupé le trône du Sultan depuis des siècles, la politique et les usages de la cour sont devenues plus contraignantes, à tel point que seul un esprit fort et sans inébranlable peut actuellement espérer contrôler Zeif. Habituellement, le prestige de la matrone sultana et l’autorité du grand vizir servent de contrepoids au pouvoir du sultan, dont la tyrannie serait sinon absolue. Il peut en contrepartie favoriser l’un au détriment de l’autre dans l’espoir de réduire l’influence des deux. Ainsi s’établit le conflit qui s’est joué de nombreuses fois à travers les ages dans le Palais de Peh’reen.

1. Le Palais de Peh’reen

Le palais de Peh’reen est le cœur du gouvernement de Zeif. C’est la demeure de l’actuel sultan, Murad (LN humain mâle Guer15). On l’appelle aussi " le Fier " car il prétend être le souverain légitime de l’ensemble des Bakluniens, il n’a toutefois pas fait beaucoup pour asseoir ce titre, c’est pourquoi on l’appelle plus communément Murad l’Avisé. Ce qui est approprié tant le sultan est suspicieux et ses réactions difficiles à interpréter.

Le Palais lui même fut construit sous le règne du sultan Jehef " le Splendide " et achevé en 2841 BH. Ses murs aux reflets dorés sont fait du plus riche marbre de Zeif alors que ses portes de bronze furent érigées par les plus habiles artisans du Proche Occident. Peh’reen est un monde en soit, divisé en trois secteurs principaux afin de servir de siège au gouvernement, de résidence royale et d’académie privée.

La première section est aussi appelée Palais Extérieur, elle renferme les cabinets ministériels ainsi que la Chambre du Diwan. C’est le domaine du grand vizir, Okolloz Seyish (N mâle humain Guer8/Mag11), le chef du gouvernement. C’est la seule partie de Peh’reen qu’un citoyen ordinaire ou visiteur peut espérer voir ; même les vizirs royaux doivent avoir la permission du sultan pour accéder aux autres sections du palais, ce qui leur est cependant habituellement accordé cela va s’en dire.

Le grand Vizir est en lui-même une figure imposante, d’âge bien avancé, il n’en demeure pas moins fort et inflexible. Sa dévotion au sultanat est sans faille, cependant, en tant que dévot et adorateur d’Istus, il a tendance à laisser la vie des individus entre les mains du destin. La nation de Zeif dans son ensemble relève de sa responsabilité et il encourage le sultan à régner avec rationalité, malgré l’influence d’autres membres de la cour et de la famille royale. Le reste de la cour du sultan tend à suivre des politiques basées sur l’opportunisme si elle n’est pas fermement surveillée par le grand vizir.

Le chambellan royal a la charge du Palais Interne, comme on nomme la seconde section de Peh’reen. L’actuel chambellan royal est Awan Mevet (N mâle humain Mag7/Lor6) qui est souvent appelé " l’entremetteur", car il est connu pour avoir accepté des présents, de l’argent ou d’autres faveurs en échange de l’utilisation de son influence sur le sultan. Les Douze Chambres Fortes font aussi partie du Palais Interne, elles contiennent les grandes archives et les trésors du sultanat, toutefois, la dernière d’entre elle demeure vide, ayant uniquement été bâtie afin de renfermer la mythique Jacinthe de Beauté Inestimable qui fut perdue avant que le palais ne soit achevé.

Parmi les résidents privilégiés du Palais Interne , on compte une centaine des plus disciplinés et loyaux des uruzaris, qui remplissent le rôle de gardes personnels du sultan. C’est bien entendu ici que se situent les quartiers privés du sultan, on le trouvera toutefois souvent en dehors de ces derniers ; il faut bien dire qu’il a de nombreux endroits parmi lesquels il peut choisir, le principale étant la troisième et plus infâme section du palais : le Harem. Dirigé par la sultana matrone, il abrite les nombreuses femmes et concubines du sultan. Toutes sont choisies pour leur beauté et vivent recluses, du moins jusqu’à ce qu’elles aient servi suffisamment longtemps pour acquérir la confiance du sultan et être gratifiées du titre et des privilèges de sultana.

Le Harem comprend de nombreux autres résidents, la plupart étant les enfants du sultan. On les garde généralement en marge des adultes. Il y a des crèches parfaitement équipées pour les plus jeunes, des dortoirs et des écoles pour les plus vieux. Les plus fins érudits de Zeif sont sélectionnés pour instruire la progéniture du sultan et les enfants des nobles en faveur à qui on permet aussi de recevoir un enseignement en ce lieu. Ainsi, nombreux sont ceux parmi la classe dirigeante de Zeif qui se fréquentent depuis leurs plus jeunes années, les amitiés comme les rivalités qui se sont formées lors de ces années se perpétuent souvent le reste de leurs vies.

La matrone sultana est la mère du sultan. Elle se nomme Nur Karu (LE femelle humaine Vol6 / Ass10) et commença sa carrière dans la peau d’une jeune et ravissante concubine du père de l’actuel sultan. Avec les années, elle est devenue un personnage de plus en plus influent et mystérieux, si bien qu’on fait souvent référence à elle en tant que " le Sultan Voilé ".

La célèbre rivalité existant entre la matrone sultana et le grand vizir s’est tellement développée ces dernières années qu’une situation de guerre de palais s’est installée entre les deux. Chacun combat pour gagner le plus grand nombre d’alliés à la cour, l’enjeu ultime de cet échiquier politique étant Murad ; malheureusement les deux parties ont souvent prouvé qu’ils étaient prêts à tout pour asseoir leur avantage, ce qui inclut les exécutions et les assassinats. En ce moment, Okolloz conserve l’avantage, mais Nur Karu est toujours en train de chercher un moyen d’embarrasser ou de dévaloriser son adversaire au yeux du sultan, et elle a su trouver au sein du Diwan sa part d’alliés parmi ceux qui sont mécontents de la supervision stricte du grand vizir.

2. La Forteresse du Lion des Mers

A l’autre extrémité de la route menant à la cité de Zeif se dresse la forteresse du Lion des Mers, port d’attache du grand amiral de la flotte royale, Pandhar Reis (N mâle humain Gue16), le pasha kapudan. Voilà plus de 26 ans que Pandhar Reis arbore la bannière du lion des mers sur son mat, il envoya même plusieurs de ses fils mourir au combat pour la plus grande gloire de Zeif. Le pasha kapudan est plus souvent en mer que dans sa demeure insulaire, néanmoins son harem comme ses richesses sont très bien conservées et gardées.

Homme de stature aux énormes prétentions, son amour du voyage demeure sans doute son principal vice. C’est avec son ostentatoire galère à sept ponts, la Crinière du Lion, qu’il parcourt les eaux du golfe et le sud du Dramidj. Il rend sporadiquement hommage à la Dame du Destin mais s’il a vraiment une religion, elle doit résider dans l’océan lui-même. D’une manière plus pratique, il rend aussi hommage aux puissances des éléments du vent et de la houle, leur accordant des offrandes quand le besoin s’en fait sentir. Bien qu’on ne l’aperçoive que rarement à la cour, le pasha kapudan reste l’un des favoris du sultan et il ramène toujours avec lui d’amples présents quand il apparaît devant son souverain afin que cela demeure ainsi.

3. Bataille Sous les Flots

La catastrophe navale connue sous le nom de Bataille Sous les Flots fut le point culminant de plusieurs années de tension avec Komal et le peuple marin vivant dans le golfe. La bataille en elle-même eut lieu en 3095 BH après une série de raids komali à l’encontre du port de Yif Qayah. Malgré les avertissements de ses scouts locathah au sujet d’un large regroupement d’hommes des mers, le pasha kapudan de la flotte zéfienne poursuivit la flottille komali dans les hauts-fonds du Détroit d’Ikayal. Les larges caboteurs komal n’étaient pas de taille à résister à une confrontation directe avec les galères de guerre de Zeif, et les capitaines zéfiens se voyaient acquérir une victoire aisée. Cependant, une fois dans le détroit, les capitaines zéfiens se retrouvèrent avec leurs rames ensablées et des brèches sous la ligne de flottaison.

Ce jour là, un tiers de la flotte zéfienne sombra, alors que la moitié des bâtiments restants furent perdus avant de pouvoir regagner leur port. Un grand nombre de marins furent capturés, le peuple marin s’emparant de tous les officiers. La majorité d’entre-eux furent par la suite rançonnés mais pas avant d’avoir passé plusieurs années en servitude dans les sheiks marins. Yif Qayah tomba entre les mains de Komal, tandis que beaucoup d’autres îles coloniales de Zeif se libérèrent du joug du Sultanat pour former leurs propres alliances. La piraterie devint incontrôlable durant de nombreuses années dans le golfe et dans l’archipel de Qayah-Bureis. La suprématie zéfienne dans le sud du Dramidj fut stoppée et toute la puissance navale zéfienne demeura estropiée pour un demi-siècle.

4. Le Haut Bedestan

En tant que quartier général du Mouqollad, ce complexe est à la fois un temple et un marché en pleine activité, toutefois, sa principale fonction est l’administration du consortium marchand. Les Dignes Anciens de Mouqol se réunissent ici mensuellement, recevant les doléances des membres du consortium et écoutant les nouvelles colportées par les missions commerciales. On trouve à leur tête le Très Digne Feyin Cemul (N mâle humain Cle19 de Mouqol), un prêtre vénérable dont l’attitude contemplative trompe sur ses qualités de maître négociateur.

Les sages et spécialistes issus des rangs du consortium viennent s’ajouter au conseil des prêtres lors de chaque printemps. C’est alors qu’ont lieux les sessions qui détermineront qui sera admis au sein du prestigieux ordre des Titulaires de Magie, et qui sera promu au rang de maître. Cet événement de trois semaines attire des candidats de toutes les terres bakluniennes. Sa conclusion coïncide avec le début de la saison des caravanes, les anciennes affectations étant confirmées ou résiliées, alors que nouvelles sont attribuées pour les missions marchandes de l’année à venir.

Cette année, on attend même des candidats Titulaires de Magie venant d’en dessous des mers bakluniennes étant donné que des membres des deux clans marins Mouqolladi sont attendus pour la session de printemps. Une fontaine d’eau de mer a été spécialement aménagée à cet effet dans l’une des cour du Bedestan, elle communique avec plusieurs chambres sous-marines afin de loger ces invités particuliers.

5. Zeir Imaret

Premier des imarets du sultanat, cet édifice ne sert pas seulement de résidence mais également de lieu de rassemblement pour les supérieurs de le branche zéfienne de la Foi Exaltée. Ils se réunissent ici à la réquisition du sultan afin de légiférer sur les problèmes religieux, et ils y restent jusqu’à ce qu’ils rendent un jugement le satisfaisant. Leur prêtre en chef est Pir Nerrim Qadi (LB mâle humain Cle14 de Al’Akbar). Ce grand et très énergique dirigeant du Qudah est, à l’âge de 36 ans, le plus jeune pir qadi de ces trois derniers siècles.

L’assemblée cléricale tient aussi conseil sur d’autres sujets. Les indices recueillis par la quête permanente pour la Coupe et le Talisman d’Al’Akbar y sont régulièrement étudiés, et les rapports les plus prometteurs sont confiés à des équipes d’experts pour une investigation plus poussée. Le Qudah s’engage aussi dans l’étude de phénomènes au-delà des frontières de Zeif ; une expédition a ainsi été organisée afin de se rendre dans les Steppes Arides car le Qudah tient à apprendre la vérité sur les rumeurs d’un nouveau Mahdi au sein des derviches paynims.

6. Kabir Kafez

Le sultan Firouz fit construire cet édifice sur le terrain du mausolée royal en 3049 BH pour accueillir son jeune frère, Mansur. Ne faisant pas partie de la cité proprement dite, l’existence du Kafez dépend de la capitale. C’est le palais prison, la résidence de l’héritier du sultan. Quand ce dernier atteint sa majorité, l’héritier royal est promptement emmené dans le palais prison et prend le titre de Cheik al-Kafez. L’actuel Cheik al-Kafez est Tariq (N mâle humain Gue9), sixième fils du sultan Murad, il réside là depuis trois années. Le cheik est considéré souverain en son palais, dont les murs sombres lui coupent néanmoins tout contact avec l’extérieur.

Le véritable maître du Kafez est Naubek le noir (NE mâle lich Sor18/Pre11) qu’on appelle le Sinistre Vizir. Autrefois un puissant prêtre-sorcier, le Sinistre Vizir tient ce rôle depuis deux siècles. Il ne quitte que rarement les cryptes du Kafez, mais quand il le doit, il est lourdement couvert par une robe parfumée et accompagné d’une suite de serviteurs vivants comme non-vivants, incluant les célèbres odalisques issus des temps passés. L’apparition du Sinistre Vizir à la court du sultan est l’occasion des plus grandes peurs et des plus grands soucis. Le Sinistre Vizir possède à la fois la responsabilité de la protection de l’héritier et celle de le faire disparaître si le besoin s’en fait sentir. Une fois que l’héritier du sultan a été mené au Kabir Kafez, il n’en ressortira pas avant que le sultan lui-même ne se remette une dernière fois au bon soin du Sinistre Vizir.

Dhabiya

Bien que ce ne fut guère plus qu’un village provincial éloigné à l’époque de la Dévastation Invoquée, beaucoup de Dhabiyans considèrent encore leur ville comme la plus ancienne de Zeif. Initialement bâtie par les Satrapes impériaux vers la fin de l’Empire Baklunien, elle reste encore à l’heure actuelle un haut lieu de l’élémentalisme traditionnel (l’adoration du feu en particulier). Le haut des portes de la ville est d’ailleurs frappé de l’emblème des shedu siamois de l’Empire Baklunien. La ville haute n’est que rarement visitée par les étrangers mais la ville basse est le pivot du commerce de la côte nord de Zeif. Les chantiers navals et le commerce marin sont ici proéminents, et le Mouqollad domine la majorité du commerce. La seule exception est le commerce des esclaves qui est resté entre les mains des anciennes familles de la province. Cela met aussi en évidence la nature divisée de la communauté.

Les anciennes familles de Dhabiya forment une société presque close. Plusieurs parmi elles ont une parenté avec les habitants des îles Ataphades bien que leurs traditions et même leur langage soient distincts ; ils n’utilisent pas en priorité le dialect Osfaradd de Zeif, préférant utiliser l’Ancien Bakluni avec les étrangers. Ils n’apprécient guère le Mouqollad (qu’ils considèrent comme parvenu) ou les Qudah (qu’ils raillent de " prêtre-paysans ") ; ils se moquent également de la marine royale, dont les capitaines se font si volontiers acheter. Ils ne paraissent pas, non plus, vouloir éviter d’offenser les uruzaris et les spahis, il est vrai que peu de soldats orcs sont stationnés à Dhabiya et que les chevaliers fréquentent rarement la côte.

Le commun du peuple de Dhabiya est en général très respectueux envers les aristocrates locaux, si bien que les étrangers en affaire avec les anciennes familles constatent souvent qu’ils ont malgré eux violé quelque règle de conduite non écrite. Quand cela arrive, on conseille aux personnes responsables de l’offense de bien vouloir s’éclipser au plus vite à défaut de quoi ils seront à coup sûr les victimes de la mauvaise fortune. Les gens appellent cela " le mauvais œil " et feront leur possible pour éviter tout contact avec une personne qui en est affligée. Même des officiels importants en ont été les victimes, si bien que peu d’étrangers se portent volontaires pour assurer des taches administratives. L’administration de la ville est par conséquent généralement laissée entre les mains des anciennes familles.

Le souverain de Dhabiya, Rafayda Amir (NM femelle humaine Gue9/Blk6), gouverne sa ville pratiquement indépendamment du Diwan. L’amir apparaît comme élancée, agile, infatigable et est une formidable escrimeuse. Bien qu’elle puisse être charmante, elle est aussi totalement impitoyable et dédaigne toute forme de charité. On dit que la fortune de sa famille a été bâtie sur le commerce illégal de la chair avec les Ataphades (où les esclaves sont communément utilisés dans des sacrifices rituels), et beaucoup suspectent que cela continue encore.

1. Le Sanserail

Construit à la fin de l’empire, le Sanserail est l’une des plus anciennes constructions de Zeif, se tenant au-dessus de la ville de Dhabiya, tel un pilier d’indifférence. La légende veut que la dernière grande prêtresse impériale de Istus fut envoyée ici par ses suivants avec les tapisseries sacrées et qu’on lui ordonna de commencer la construction d’un nouveau sanctuaire. Le temple était toujours incomplet quand la Dévastation Invoquée frappa, il est demeuré ainsi depuis plus d’un milliers d’années. Bien que la grande prêtresse impériale périt dans le cataclysme avec la destruction du temple, la lignée ecclésiastique et l’héritage d’Istus s’est poursuivi sans interruption en cette terre du nord.

Plutôt que de porter un dôme, le toit du Sanserail est fait de toile et est reconfectionné tous les trois ans. Par tradition, l’ancienne toile est transportée jusqu’à l’un des anciens temples afin d’y être brûlée. Les rituels quotidiens de Istus sont conduits dans les passages extérieurs du Sanserail, alors que le sanctuaire intérieur demeure un endroit dédié à la méditation. Des rituels secrets sont aussi pratiqués certaines nuits, mais seuls les membres et les serviteurs des anciennes familles y sont normalement conviés.

Nafiq

Originellement une base navale zéfienne, la ville de Nafiq s’est par la suite développée autour de ses docks, mais elle a conservé l’essentiel de son caractère militaire d’antan. Ses murs épais et ses larges rues sont tracés régulièrement, partant du palais du dey dans la partie centrale-nord de la ville. Des portes flanquées de deux tours percent les remparts au sud, à l’est et au nord alors qu’une grande tour solitaire garde le port.

Bien des années après la Bataille Sous les Flots, quand une paix durable fut conclue avec le peuple marin du golfe, ce dernier renvoya ici un grand nombre de marins capturés, conformément aux ordres de leur grand sidi. Depuis ce jour, Nafiq a constitué un havre pour les vieux marins- qu’ils soient officiers ou hommes de bord. Le gouvernement fournit officiellement les logements, mais c’est en réalité le Mouqollad qui assure la majorité du financement, comme il l’a fait depuis plus d’un siècle et demi.

Des représentants des sheiks-marins voyagent encore à Nafiq pour le commerce, les festivals ou d’autres cérémonies, bien souvent des officiers zéfiens les accueillent dans leur oasis submergées afin de maintenir des relations amicales entre la marine royale et le peuple de la mer. Ces grottes remplies d’air offrent abri et nourriture aux habitants de la surface, cela avec d’autres facilités qui donnent temporairement aux visiteurs la faculté de respirer sous l’eau. L’actuel dirigeant de Nafiq, Yildwar Dey (LN mâle humain Vol4/Gue10), est très apprécié à la fois des habitants locaux et des peuples marins des environs. Ce vétéran vieillissant de la marine royale est un habile dirigeant, mais son ambition ne va pas au-delà de sa position actuelle. Sa famille était de rang suffisamment élevé à l’époque pour lui permettre d’accéder à une éducation dans le Harem au cotés du futur sultan, Murad. Ils étaient des amis proches dans leur jeunesse, mais Yildwar a constaté ce que des années dans les hautes sphères ont fait à Murad et il ne désire en aucun cas vivre dans le palais du sultan.

1. Le Bras de Kwalish

L’inventeur Kwalish a vécu là il y a plus de 400 ans, et l’atelier fortifié qu’il se construisit en haut d’un inaccessible pilier de pierre à quelques centaines de mètres de la cote reste introuvable. Une étroite arche enjambait autrefois l’espace entre la falaise et le pilier, mais elle s’est depuis effondrée sous l’écume. Les bâtiments du haut ont aussi souffert des éléments mais les résidents connaissent toujours cet endroit comme le Bras de Kwalish. On le dit rempli de pièges et de gardiens réalisés par le grand inventeur lui-même, ainsi que nombres de ses autres créations intrigantes et moins dangereuses.

On trouve de nombreux exemples de ses ouvrages - peintures murales, sculptures et bas reliefs de même que d’autres inventions plus particulièrement mécaniques à Zeif et au-delà. Même le sidi du peuple marin était l’un de ses mécènes. Kwalish imagina le grand Dôme du Récif pour un dirigeant renommé des hommes marins ainsi que de nombreux appareils pour ses sujets. Les diverses inventions mineures de Kwalish sont aussi très prisées des collectionneurs ainsi que leurs plans. Certains pensent que Kwalish a laissé des écrits avec les esquisses de quelques ouvrages majeurs inachevés, dissimulés quelque part dans son atelier ; mais s’il il en a été ainsi, ces plans sont fort bien cachés car aucun n’a jamais refait surface.

Beit Castan

La ville côtière de Beit Castan est le port se situant le plus au sud de Zeif. Ses murs bas et ses minces tours ne donnent que peu d’indices sur les nombreux assaillants auxquels ils ont fait face, hormis peut être les intempéries, alors que le palais du dey est une modeste villa surplombant le rivage. Les rues non pavées de Beit Castan tournent dans la ville, serpentant sans logique apparente au travers des bâtiments au murs de plâtre blancs.

Autrefois considérée comme faisant partie de la Côte Bakhoury, cette ville ne fut sous la juridiction de l’administration zéfienne qu’après l’exil volontaire de son célèbre Dernier Amir il y a deux siècles. Les vieilles familles de Beit Castan ont encore de nombreux liens avec les autres colonies côtières, et les marchands de Oum al-Ghayar et de plus loin vers le sud sont de fréquents visiteurs du port. Beaucoup viennent pour les perles fines récoltées dans la région, en effet les champs de perles de Beit Castan sont parmi les plus riches du golfe.

Tout le commerce n’est cependant pas si officiel. Beit Castan est connu pour abriter les membres d’une cabale de contrebandiers appelée la Mèche du Crépuscule opérant dans tout le golfe. La confrérie a installé son quartier général local dans un kiosque sur les docks adjacent au temple de Xan Yae. Il est bien connu que la plupart des membres de la cabale vénèrent la déesse, comme beaucoup d’autres gens dans la région d’ailleurs.

Le dirigeant de Beit Castan est Turhan Dey (N humain femelle Vol5 / Shd7), qui se trouve également être l’un des rares corsaires autorisé en dehors de la côte Bakhoury. Son navire est nommé " la Sirène Silencieuse ", et elle a eu la chance étonnante de ne jamais se faire attaquer par les pirates de la côte. Les patrouilles de la marine royale ont rencontré moins de succès qu’ailleurs dans cette région, mais il sont cependant traités avec respect par les habitants.

1. Les Quatre Pieds du Dragon

Pour les rares observateurs perceptifs, les piliers d’Istus représentent la folie des hommes et des femmes dont le désir de diriger le monde a failli le détruire. Toutefois, la vaste majorité des gens vouent une importante révérence à toute chose associée à la Dame du Destin et à l’histoire de l’empire. La croyance populaire veut que ce soit ici que les Quatre Pieds du Dragon (une philosophie simple basée sur l’honneur, la famille, la générosité et la piété) aient été exposés pour la première fois, et qu’un serment proféré sur les Piliers d’Istus soit sacré. Toute personne rompant un vœux fait sur les Piliers verra certainement sa réputation détruite et la charge de cet acte la poursuivra où qu’elle se rende.

2. Le Jardin de Shadrakir

Cette étroite bande verte sur le côté nord de la ville fut entourée de murs par le Dernier Amir et dédiée à son vieil ami, le Prophète Shadrakir. Elle est abondamment remplie de plantes et de nombreux petits animaux, dont certains semblent anormalement intelligents. Comme à peu près tout ce qui associé au Dernier Amir, cet endroit est réputé pour être maudit et hanté, sans doute parce que sa physionomie semble changer de façon inexplicable, devenant subitement dangereux pour les personnes s’y introduisant.

Cependant, cela n’empêche pas les habitants de Beit Castan de tirer une certaine fierté de sa présence. Ils croient que les visiteurs du Jardin ne souffriront d’aucune mauvaise fortune s’ils savent se montrer suffisamment respectueux, ce sentiment semble confirmé par le fait qu’un petit groupe de moines de Zuoken est capable d’y résider de façon permanente sans pour autant en souffrir.

Les moines zuokenaï entretiennent les chemins, ponts et autres constructions, passant le reste de leur temps à méditer dans la modeste chapelle de Shadrakir. Il est dit que deux petites pyramides à l’intérieur de la chapelle portent d’étranges inscriptions qui changent avec le temps. Quelques sages et érudits aventureux ont visité la chapelle pour voir ces inscriptions et consulter les moines. L’un de ces sages pensait que les inscriptions qu’il avait lu annonçaient la réapparition du repaire insulaire du Dernier Amir et il monta une expédition afin de l’explorer il y a plusieurs années. Ni lui, ni aucun de ses compagnons n’est jamais revenu.

Barakhat

La ville de Barakhat se tient dans les prairies au nord des Plaines des Paynims, c’est la culture du cavalier qui prévaut ici. Mais au lieu d’être le domaine de nomades tribaux, Barakhat est la place forte des chevaliers spahi de Zeif. La ville en elle-même est davantage un confluent de plusieurs pistes qu’une communauté, n’ayant ni murailles ni portes. Par conséquent, le temple et la caravanerie du Mouqol se tenant au centre de la ville possède ses propres murs, portes et tours de gardes. La poignée d’autres bâtiments dans la ville (le palais du sheik notablement) sont pareillement fortifiés.

Plusieurs timars majeurs sont localisés dans cette région qui représente l’extrême ouest du territoire spahis. D’ici, ces habitations rustiques s’étendent en arc à travers le centre de Zeif en direction de la vallée de Tuflik. Les timars à l’est de la vallée de Khijar sont plus petits que les fiefs de l’ouest, étant enchâssés entre les champs cultivés de Retsaba au nord et les terre des Paynims au sud.

Le cheik élu de Barakhat, Koyun Kinja (N humain mâle Rod14), possède des liens avec les tribus jann des plaines centrales. C’est un ancien spahi, mais sa fille Deshani (N humaine femelle Gue10) dirige son timar avec toute sa confiance alors qu’il gouverne la ville. Elle fut une aventurière accomplie durant une courte période, voyageant aussi loin au sud que le Sharifat de Risay, et aussi loin à l’est que les Terres du Bouclier dans le centre du Flanesse. Son père le cheik, comprend qu’elle veuille reprendre ses errances aventureuses mais il souhaite la destiner à une carrière politique dans sa terre natale.

Barakhat est une rivale de Antalotol à l’est, tout comme les spahis sont les rivaux des uruzaris. Les domaines commerciaux des deux villes s’étendent du nord au travers des plaines, mais Barakhat possède certains avantages dus à ses connections avec les tribus paynims. Beaucoup de Paynims sont employés comme troupes auxiliaires sous le commandement des spahis, et leur longue histoire commune de coopération augmente la probabilité de guides nomades conduisant les caravanes à l’ouest en direction de Barakhat. Les natifs de Antalotol sont conscients de cela et ça ne fait qu’augmenter leurs ressentiments à l’encontre de leurs voisins.

1. La Cruelle Moisson

La plus grande ambition pour la plupart des orcs de Zeif est de voir leur progéniture enrôlée dans la confrérie des soldats orcs qui servent le sultan : le Corps Uruzary. Tous les quatre à six ans, les lieutenants des corps réunissent les jeunes orcs de l’ensemble du sultanat lors d’une cérémonie connue sous le nom de Cruelle Moisson. Jusqu’à la moitié des candidats présents sont sélectionnés pour l’instruction, et les chefs tribaux reçoivent une récompense pour chaque jeune orc accepté au sein des corps. Si le nouveau conscrit uruzary survit à son entraînement, il est ensuite enrôlé pour un service actif de vingt ans pendant lequel il appartiendra au corps et au sultan. Les officiers peuvent rester pour une période plus longue si le sultan le permet, mais aucun uruzary en exercice n’est autorisé à avoir des propriétés personnelles, un attachement familial ou bénéficier de quoique ce soit qui ne soit pas issu du corps, et ce quel que soit son rang.

2. Les Piliers d’Istus

Les Piliers d’Istus sont un groupe de ruines reposant sur une haute colline au sud de Barakhat et qui fournissent le principal repère dans la région. Ce sont les vestiges d’un ancien complexe religieux consacré à la déesse Istus datant des dernières années de l’Empire Baklunien. Bien qu’ils ne soient plus utilisés en tant que temple, ils servent de monument commémoratif à l’empire et à son ultime destin.

Une cérémonie conduite au nom de la déesse se tient toujours régulièrement ici : l’holocauste du toit de toile du Sanserail. Elle se tient à la nuit tombée, devant une foule réunie, et est suivie de réjouissances et de célébrations jusqu’à l’aube. L’immolation est considérée comme particulièrement réussie si elle appelle la manifestation du Premier Serviteur d’Istus. Cet être apparaît sous la forme d’un imposant tourbillon élevant les flammes dans les airs et consumant les cendres du sacrifice. Les prêtres présents reçoivent alors des augures et des visions d’évènement futurs importants. Cependant, le Premier Serviteur ne s’est pas manifesté depuis le bûcher de 579 CY, et les adorateurs de la déesse sont anxieux à propos de ses prochaines révélations.

Antalotol

Près de la frontière sud de Zeif, la ville caravanière de Antalotol se tient à la limite de la plaine désolée d’Antal. La ville possède une position stratégique, étant construite sur le seul promontoire à dix lieues à la ronde. Ses murs sont faits du tuffeau local alors que le bois bronze constituant ses portes a été importé de la Chaîne d’Ulsprue. Près de la moitié des habitants de ce bourg de taille moyenne sont des orcs, en effet la majorité de la population orc de Zeif vit dans les terres embroussaillées entourant Antalotol, même si beaucoup les quittent au profit d’autres endroits (comme les mines de Vaar) à la recherche d’un emploi.

Les orcs de Zeif sont les descendants des premiers mercenaires humanoïdes recrutés lors des guerres bakluno-sueloises. Malgré qu’ils aient été jadis dirigés par de puissants chefs, ils forment actuellement une classe inférieure appauvrie, gagnant leur vie dans les mines ou les labours, ou survivant simplement au jour le jour comme charognards. Les orcs en Zeif sont généralement considérés comme des " sans-tribu ", quoique ceci n’est pas tout à fait exact. Mais il est vrai qu’ils ne portent plus leurs totems et symboles tribaux autrefois redoutés. La langue orque n’est plus parlée en public non plus, bien que de nombreux mots orcs aient trouvé leur place dans l’argot utilisé par les voleurs et autres criminels de Zeif.

Le dirigeant d’Antalotol est Nejak Pasha (humain ensorceleur LM Niv. 8), un bureaucrate qui a brièvement servi dans l’équipe du chambellan royal du Palais Intérieur de Peh’reen. Il occupe son poste actuel depuis presque dix-sept ans, bien plus que ses prédécesseurs. Le pacha est trapu et velu, ses traits plus épais que le profil typiquement aquilin des baklunis. Il est inévitablement supposé posséder du sang orc dans les veines, mais ceci est improbable car aucun orc n’a jamais occupé une fonction civile en Zeif.

Mukhazin

Durant les dernières années de l’empire Bakluni, la ville du Mukhazin fut la capitale du malik orc le plus puissant de la Satrapie de Ghayar. Après la destruction de l’empire les survivants humains de la Dévastation Invoquée s’enfuirent de leur patrie en ruines, et c’est à Mukhazin qu’ils trouvèrent leur premier refuge, mais perdirent leur liberté. Nombre d’entre eux furent alors réduits en esclavage par des maîtres orcs, ainsi que leurs descendants jusqu’à ce que la ville soit rasée par Ozef Khan au début de la guerre contre les Prétendants Impériaux. Aujourd’hui il ne reste guère plus que des pierres érodées au-dessus du niveau du sol quoiqu’on dise qu’il y a d’innombrables chambres et passages qui sont toujours à peu près intacts sous les ruines de la cité supérieure. Les aventuriers sont parfois autorisés à explorer cet environnement souterrain, mais avec l’autorisation expresse des autorités locales - qui sont, dans le cas présent, d’anciens uruzaris.

Une forteresse appelée Dar-Zaribad a été érigée sur les ruines de la vieille ville, et elle est tenue par des ex-uruzaris qui gardent jalousement leur terre ancestrale. L’officier en chef est Uluj Aga (orc LN Gue16), un vétéran de quarante ans, couvert de cicatrices. Ses troupes gardent à la fois la forteresse et les restes de la ville. Il est dit qu’ils le font même après le trépas, car les morts du Corps Uruzari y sont amenés pour être ensevelis sous leur vieilles bannières à côté de leurs camarades, et en cas de nécessité impérieuse ils peuvent être rappelés pour honorer une fois encore leur serment. Selon la légende, une telle armée de morts, dirigée par des officiers spectraux, se leva pour tirer vengeance d’une tribu de maraudeurs nomades d’Ull avant de retourner leur courroux vers les soldats Zéfiens survivants qui avaient eu l’outrecuidance de perdre les premiers combats.

Ceshra

Le port de Ceshra se trouve dans un méandre de la Tuflik sur l’autre bord de la rivière où se trouve Sefmur, capitale du Tusmit. Ces cités sont des rivales ancestrales, depuis les premiers jours de l’hégémonie Zéfienne, lorsque la pacha de Sefmur revendiqua l’autorité sur le Bey de Ceshra. Alors que Sefmur s’est étendu régulièrement au fil des ans, Ceshra n’a ajouté qu’un petit nombre de bâtiments à l’extérieur de ses vieux murs de silex. Ces constructions bordent les larges routes qui mènent aux portes sud et ouest, alors que les ruelles étroites et pavées à l’intérieur de la ville descendent doucement vers la rivière.

Ceshra est une plaque tournante du commerce qui se fait entre le Ket et le Zeif, et les marchands locaux emploient souvent des mercenaires Paynims pour garder leurs caravanes contre les bandits et les tribus, en particulier dans la contrée vulnérable de la Gorge de Tuflik. Cette pratique est maintenant plus répandue que jamais, car à cause des troubles aux frontières orientales de Ket, les patrouilles de ce pays ont été réduites et elles font peu d’efforts pour contrôler les membres des tribus des Collines de la Bannière et de Tusman.

A l’instar de toutes les implantations de la région, Ceshra a longtemps eu été confrontées aux incursions et brigandages des bandits Paynims. Ces attaques ont diminué lors de ces deux dernières décennies, car des représentants du sultan ont scellé des alliances avec plusieurs des principales tribus et les ont encouragé à tourner leur agressivité vers l’Ull. Les Paynims n’ont effectué aucune grosse incursion contre Ceshra depuis une quinzaine d’années, bien que de petites bandes s’enfoncent toujours parfois vers le Nord, frappant les terres orientales du Zeif, ou bien traversent la rivière vers le sud du Tusmit.

Le dirigeant de Ceshra est Hassan Bay (LM Ari11 humain), un fonctionnaire de longue date à l’âge mûr qui a le mérite d’avoir survécu à la fois à la purge du Sultan dans le Ministère du Trésor il y a 37 ans, puis à celle qu’il a mené à Ceshra il y a 13 ans. Durant la dernière décennie, le pacha du Tusmit, Muammar Qharan, s’est allié avec la cour du sultan. Bien que cela n’ait pas contribué à soulager les tensions entre Ceshra et Sefmur, la probabilité d’un réel conflit armé entre eux s’en trouve réduite.

Le bey de Ceshra n’est pas impressionnant en soi, et il considère avec peur et jalousie le prestige du jeune et charismatique pacha croître à la cour du sultan. Il œuvre toutefois à diminuer la réputation de Muammar chez lui et garde un groupe d’espions à Sefmur pour son propre usage, à cette seule fin. Le sultan a ordonné à Hassan Bey de supporter Muammar Pacha, spécialement dans l’opposition de ce dernier avec Ekbir. Le bey, en secret, a désobéi aux ordres du sultan car il ne croit pas au maintien de l’alliance Tusmite. A la place, il a envoyé ses hommes de main semer la discorde dans la capitale du pacha, et répandre la rumeur de ses mœurs débauchées dans tout le pays.

1. L’Alcove de Daoud

Lorsque Daoud, le légendaire pacha-philosophe du Tusmit, fut exilé par les forces du Calife, il s’établit dans les faubourgs de Ceshra. Ayant été dépouillé de tous ses titres et biens (dont sa Lanterne Merveilleuse), il vécut comme un mendiant dont le seul abri était le recoin d’un vieux minaret effondré, où Daoud le Mendiant vivait dans une absolue pauvreté, méditant sur les voies d’Istus et férocité du destin.

Lanterne Merveilleuse de Daoud {JPEG} Daoud, à l’ombre de son alcôve, rassembla des adeptes par son mode de vie ascétique, et ses enseignements trouvèrent une résonance spirituelle qui lui permirent d’accorder à ses suivants des dons cléricaux. Il est dit que lorsqu’il disparut il y a plus de 200 ans, les murs déchiquetés de son alcôve se séparèrent, s’ouvrant comme les portes d’un plan lointain. Il fit ses ultimes pas pour traverser ces portes, et quand elles se refermèrent la paroi de l’alcôve avait pris l’étrange apparence de cristal prismatique qu’elle présente encore aujourd’hui.

L’Alcôve de Daoud est un endroit sacré pour ses adorateurs, leur principal lieu de pèlerinage. Il est révéré comme le lieu de son apothéose, mais possède aussi l’inhabituelle capacité de dissiper toute magie contenant de l’illusion, de la déception ou de la compulsion. Souvent, des gens qui croient être sous l’emprise ce genre de magie sont conduits à l’Alcôve enfin d’en éliminer les effets. Beaucoup croient que si les murs prismatiques de l’alcôve étaient éclairés par la Lanterne Merveilleuse, les capacités de guérison de cet objet seraient amplifiés au-delà de toute mesure. D’autres prétendent que la pureté de la lumière émise détruirait tout ce qu’elle éclaire, y compris peut-être la Lanterne elle-même.

Les Forces Politiques

Politiquement, le sultanat est divisé en un assortiment apparemment aléatoire de territoires mineurs : des pashaliks, beyliks, deyliks, timars, et le plus rare émirat ou cheik. En théorie, le sultan est le souverain incontesté de toutes ces terres, mais en pratique, il doit tolérer des forces d’opposition parmi ses nobles et au sein de son propre gouvernement. Ces forces peuvent s’étendre des dirigeants et administrateurs locaux jusqu’aux ministres du Diwan, et même au grand vizir ; mais les plus insidieuses de toutes sont les intrigues du harem et de ses résidents, menés par la sultana matrone.

LE DIWAN

Le Diwan est le cabinet ministériel du sultan, composé des vizirs en chef de chaque ministère gouvernemental. Le sultan nomme ses membres avec l’aide du grand vizir, qui à leur tour supervisent les opérations de la bureaucratie de Zeif. Le sultan peut démettre chacun de ses vizirs à volonté, bien que la plupart des officiels aient un réseau d’alliés dans la bureaucratie qui peuvent rendre la vie difficile et dangereuse à leurs remplaçants. Toutefois, tout acte qui perturbe le bon fonctionnement du gouvernement est considéré comme une trahison, et le sultan peut faire emprisonner ou exécuter les coupables.

Le sultan actuel fit exactement ceci au début de son règne quand il purgea le Ministère du Trésor en exécutant le vizir et les principaux cadres et vendit leurs familles en esclavage. Bien que cet acte ne fut pas universellement applaudi, il mit fin aux détournements massifs des fonds du Trésor, et amena des améliorations remarquables dans l’efficacité globale de son gouvernement. Bien sur des sultans excessivement brutaux doivent aussi se méfier de représailles en retour, surtout si les vizirs coupables peuvent gagner le soutien de la sultana matrone, ou d’autres alliés à la cour.

LES FORCES MILITAIRES

Les forces militaires de Zeif sont en gros divisées entre la cavalerie, l’infanterie, et la marine. La cavalerie est dirigée par les officiers des spahis, les chevaliers du sultan. Les officiers supérieurs, appelés les spahis aînés, gèrent leurs propres fiefs, appelés timars, desquels ils doivent tirer des fonds suffisants pour entretenir une force opérationnelle de guerriers montés. En général, ils enrôlent les membres de leurs familles comme officiers subalternes, et embauchent des mercenaires Paynims pour fournir le gros de leurs unités de cavalerie.

Un spahi est responsable des actes de ses mercenaires paynims et doit réparer tout dommage ou perte qu’il cause aux citoyens de Zeif. Alors que certains chevaliers sont très consciencieux dans leur devoir, beaucoup ne sont pas opposés à permettre à leurs mercenaires quelques raids mineurs à l’encontre des voyageurs (étrangers en particulier) - pourvu que le spahi reçoive une part généreuse du butin.

L’infanterie est subdivisée en deux branches : l’armée régulière et un groupe d’élite de soldats orcs appelé le Corps Uruzary. L’armée régulière est sous la juridiction directe du Ministère de la Guerre, qui veille à la rémunération et à l’affectation des jeunes officiers dans les différentes compagnies. Fréquemment, les riches familles achèteront une charge d’officier auprès du Ministère de la Guerre pour un héritier autrement inemployable ; ce sera ensuite au commandant en chef d’assurer leur formation militaire. Les officiers les plus brillants apprennent à compter largement sur leurs hommes de troupe en situation de combat.

Le Corps Uruzary est une tout autre matière. Le légendaire sultan Jehef le Splendide fut à l’origine, il y a huit siècles, de cette fameuse force d’infanterie d’élite orc, afin d’en faire sa garde personnelle. Les uruzaris sont encore la terreur des ennemis du sultan, à Zeif comme au delà des frontières, maniant leurs épées à deux mains avec une puissance dévastatrice. Le corps a été renforcé au cours des années et ses fonctions considérablement étendues, mais ils est toujours financé directement par le sultan et considéré comme une partie de sa suite personnelle. Ce n’est qu’à lui que les uruzaris accordent leur loyauté. Les commandants en chef du corps uruzary sont toujours choisis par le sultan lui-même et portent le titre de Aga ; les autres officiers du corps sont issus des rangs. Les uruzaris reputés à la fois pour leur férocité et leur discipline de fer.

La Marine Royale de Zeif est nominalement sous la tutelle du Ministère de la Guerre, mais un grand amiral appelé le pasha kapudan, qui possède l’autorité directe sur la marine et ses capitaines, commande en fait la flotte. Les charges d’officiers de marine sont achetées de la même manière que dans l’armée régulière, à la différence qu’un paiement doit être adressé à la fois au pasha kapudan et au capitaine du vaisseau sur lequel le jeune officier est assigné. Ces arrangements sont généralement négociés d’abord avec le capitaine du navire, ce qui lui permet de choisir les meilleurs candidats.

Les officiers suffisamment expérimentés peuvent être promus au rang de capitaine de navire, avec le titre de reis, mais un tel avancement se révèle très onéreux. Une telle promotion est souvent si chère que le reis potentiel aura besoin du support d’un ou plusieurs riches bienfaiteurs, desquels il pourra obtenir l’argent. Cela fait tout naturellement que la loyauté d’un capitaine oscille entre ses supérieurs et ses sponsors civils, mais typiquement, un reis de la Marine Royale résoudra ce conflit en accordant sa première loyauté à lui-même !

LE CLERGE

Mouqol

L’alliance de marchands connues comme le Consortium Mouqollad sert le sultan en assurant la permanence du flux commercial. Officiellement, c’est un collège de conseillers auprès du gouvernement sans réelle autorité. Cependant, le vizir des Poids et Mesures est généralement un prêtre de Mouqol (comme beaucoup de fonctionnaires du Ministère du Commerce), et il travaille en étroite collaboration avec ses pairs du Mouqollad afin de maintenir l’autonomie des places de marché de Zeif.

Le Mouqollad dirige aussi le commerce international, qu’il soit conduit par les terres ou par les mers. Le commerce terrestre est du ressort des maîtres de caravanes, et la plupart des circuits des caravanes sont bien établis et assignés à des clans de marchands particuliers, toutefois chaque voyage présente ses propres défis et dangers. De la même manière, le commerce maritime est du ressort des capitaines de la flotte marchande. Des marchands locaux peuvent naviguer seuls ou en paires, mais ceux faisant de plus long voyages se regroupent dans de plus vaste flottilles pouvant compter jusqu’à une douzaine de vaisseaux. Les candidats à la direction d’une caravane ou au commandement d’un navire marchand doivent avoir accompli de nombreuses années de service pour le consortium, et ils ne seront confirmés qu’après un rigoureux examen par les Dignes Anciens de Mouqol.

Clergé d’Al’Akbar

Le Qudah est l’assemblée zéfienne de la Foi Exaltée d’Al’Akbar. L’objectif du Qudah dans son ensemble est de renforcer et de supporter les institutions officielles du sultanat, mais beaucoup de ses membres prennent sur eux de défendre les intérêts des gens du peuple. Bien qu’il y ait certainement d’autres prêtres de Al’Akbar à Zeif, seuls les membres du Qudah sont officiellement reconnus par le gouvernement. Ce groupe diffère aussi des autres bureaucraties de Zeif dans la mesure où il ne possède aucune tradition de succession héréditaire, et que pratiquement tous ses membres sont issus de familles d’origines modestes.

Le prêtre principal est appelé le pir qadi, et il a la responsabilité non enviable de réconcilier les exigences éthiques de la Foi Exaltée, sous l’autorité du Saint Caliphe, avec les devoirs imposés à son clergé par les lois et le gouvernement du sultanat. La nomination d’un prêtre à une fonction civile ou militaire relève du pouvoir du sultan ou du Diwan, mais en ce qui concerne les membres du clergé d’Al’Akbar un telle assignation doit aussi être basée sur une recommandation officielle du pir qadi.

LA TREVE DU SULTAN

Bien que les serviteurs du Calife n’aient jamais cessé leur travail durant les brèves années du règne d’Ozef, ils ne furent pas les uniques voix auxquelles le sultan prêtait attention. De nombreux fonctionnaires mineurs de l’ancien régime avaient rejoint la cause du Khan Ozef (comme il était alors nommé) pendant ses années de lutte contre les faux satrapes qui étaient leurs anciens maîtres. Certains d’entre eux sont parvenus à s’attirer les bonnes grâces du nouveau sultanat, et ils travaillèrent à diminuer l’influence des missionnaires d’Ekbir. D’autres anciens conflits commencèrent aussi à resurgir, que ce soit entre nomades et citadins, entre orcs et humains ou tout simplement entre des clans locaux et des familles qui redécouvraient des anciennes rivalités. La réponse de Ozef à cela fut la Trêve du Sultan. Encore considérée comme la première loi de Zeif, la Trêve du Sultan déclare que le sultan est la seule et ultime autorité valide dans le sultanat. Elle dissipe toutes les autres prétentions et lie le destin de la nation entière à la volonté du sultan.

En invoquant la première loi de Zeif, Ozef priva de nombreux petits tyrans locaux du pouvoir et il plaça ses propres serviteurs loyaux à la tête des villes et villages à travers tout le nouveau sultanat. Même des gens du peuple pouvait ainsi être nommés à des postes de responsabilité, ceci étant souvent une nécessité, car les seuls nobles reconnus dans Zeif étaient les membres du clan du sultan Ozef, l’Osfaradd. Cependant, les membres de l’ancienne aristocratie rejoignirent rapidement ce groupe au travers de mariages et d’adoptions, jusqu’à nos jours, où tout ce qui reste vraiment du clan du premier sultan est le nom de famille et son dialecte particulier de baklunien.

De nombreuses autres religions sont représentées à Zeif, dont certaines comptent de nombreux adorateurs - particulièrement celle des divinités féminines baklunienne communes. Toutefois, les activités de ces religions ethniques conservatrices sont plus limitées dans la société baklunienne moderne, sans doute à cause du fait que l’influence ecclésiastique prend ses sources plus largement dans l’aristocratie. (L’exception à cela étant la foi de Geshtaï, qui est vitale à l’économie agraire et joue un rôle pratique dans la vie de ses adeptes). L’adoration traditionnelle des éléments n’est pas rare, mais la plupart de ces religions sont peu organisées. De même, les cultes des nombreux héros et ancêtres, dont certains sont parfois importants dans quelques petites communautés, ne jouent au bout du compte qu’un rôle mineur.


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